Et bien comme il faut bien commencer, je vais m'y jetter.
Et oui, il y a un peu plus d'un an maintenant, j'ai moi aussi sombré dans une terrible dépression qui m'a ammenée à faire un geste que je regrette beaucoup aujourd'hui mais qui m'a permis de prendre conscience de certaines choses.
En effet, j'ai perdu deux membres de ma famille en peu de temps du à ce satané cancer.
Deux oncles tous deux très proche.
Le premier, n'avais rien dit à personne de sa maladie et a refuser de se faire soigner. Lorsque sont cancer s'est propagé, il y a eu un envahissement total. Le verdic était sans appel : "c'est un cancer generalisé en phase terminal" nous a informé le medecin. Plus rien de possible si ce n'est l'accompagner dans ces derniers instant.
Comme toujours je suis la première à vouloir aider et me suis donc battue pour garder le sourire devant lui, ne pas lui montrer que nous avions tous peur et surtout lui rappeler que nous etions avec lui.
Il m'a fallu assumer la souffrance de mes autres oncles et tantes ainsi que ma mère puisque c'etait son petit frère.
Difficile de tout gerer mais je semblais aller bien. Tant qu'il etait là tout allait bien!
Et puis ce coup de telephone est arrivé et après deux long mois à le voir souffrir, il etait enfin libre de se reposer. C'était fini, il avait 38 ans et je ne le reverrais plus. Un choc terrible qui ma brisé le coeur.
Puis les mois se sont ecoulés avec ce mal etre qui gradissais chaque jour un peu plus.
Je me souviens encore de ce nouveau coup de telephone, où mon deuxième oncle nous annonce qu'il a une tumeur cerebrale. Lui avait 42 ans c'était un autres des petits frères de ma mère et c'était à peine 6 mois après le DC du 1er.
Mes larmes ont coulées et puis plus rien durant des mois entiers.
C'était décidé je ne m'investirais pas autant dans le suivi de sa maladie que pour le premier, j'en avais trop souffere.
Du coup il a eu les traitements de chimio et la radiothérapies durant environ 6 mois et puis il fut hospitalisé. Je ne suis aller le voir que 2 fois durant sa maladie. Et chaque fois c'était un choc de le voir dépérir à vu d'oeil.
Je me suis renfermée sur moi et je ne voulais plus voir personne. Je n'était pas là qd il est mort et je m'en suis toujours voulu d'autant que je le sentais. C'était avant que je parte en vacances et le jour de l'anniversaire de rencontre de mon copain et moi.
Je me souviens avoir dit à ma mère " je ne sais pas si je doit partir, je ne le reverrais pas".
Et je suis partie, mais le lendemain, ma mère m'annoncais la mort de mon oncle.
Je n'ai pas été là et en plus il m'avais demander!!!!
Quoi de plus terrible?
C'est alors que je me suis un peu plus enfoncée dans la dépression, tout ce qui venait de se passer plus la douleur des patients de l'hopital ou je travail m'a été insuportable.
Un jour qui n'etait pas fait comme les autres, j'ai envoyer promener tout le monde et j'ai avaler tous les medicaments possible pour me faire dormir sans jamais me reveiller.
Fort heureusement je n'etait pas seule à la maison et lorsque mon copain ne m'a plus entendu, il est montée à l'etage et m'a trouvée etendu inerte sur le sol.
j'ai ete dans un profond someil à la limite du comma durant 72 heure environ. J'ai eu un reveil difficile, j'ai pleuré durant des heures lorsque je me suis rendue compte que je m'etais loupée. Pour moi la vie ne valait pas le coup d'etre vecue si c'etait pour souffrir autant.
J'en avais marre d'avoir vu, de subir et de voir autant de souffrance autour de moi.
Et puis mon medecin à voulu me faire suivre par un psychologue, ce que j'ai refusé, mais après coup je me dit que ça a été un tord, j'en serais sortie peut etre un peu plus vite.
Mais j'était perdue, je ne savais pas si je voulais vivre ou non, mais grace à mon entourage très present, j'ai fini par me rendre compte que la vie valais le coup d'etre vecu, j'étais là avec de beaux projets, avec une famille et des amis qui tiennent à moi. Alors une soudaine envie d'aider encore un peu plus les personnes qui se trouve en detresse m'est venue comme une evidence. Alors j'ai avancé et me suis battue
Je me suis reprise petit à petit, j'ai reappris à voir du monde, à sortir et profiter de chaque instant. Je ne dit pas que c'est une chose facile à faire et c'est parfois encore dur, mais je suis heureuse et je n'ai pas le droit de me plaindre alors que tant vivent dans une souffrance bien plus terrible que la mienne.
Voilà j'espère que je ne vous aurais pas trop barbé avec mon histoire!
Sachez juste que nous n'avons pas le droit de supprimer ce que l'on nous a donner et que si les choses arrive ce n'est pas par hasard. Elle ont toutes une significations et nous apportes à tous quelque chose de constructif.
Bise à tous
_________________
Mary